François Baillon

Natif de la Région Centre l’auteur a parcouru, dès l’adolescence, de nombreux pays d’Europe, du cercle polaire aux confins du Danube, sac au dos et jumelles en bandoulière. En 1972, à 20 ans, c’est du côté du continent africain qu’il se tournera. Ce sera le delta du fleuve Sénégal à la frontière sénégalo-mauritanienne qui constituera son premier voyage initiatique sur le grand continent, au cours duquel il participera à plusieurs missions scientifiques avec le Muséum de Paris et le Cnrs. Un premier contact avec le milieu saharien et sahélien qui conditionnera probablement la suite de sa vie et entérinera sa passion de la faune sauvage. Son destin était lancé.

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Gorilles et les bongos dans les forêts dites mystiques, premiers contacts aussi avec les girafes et les rares rhinocéros du nord du pays.

Durant près de 32 ans cet infatigable voyageur, employé en qualité d’ingénieur au sein du prestigieux Institut de Recherche pour le Développement (Ex ORSTOM) étudiera la faune de tous les écosystèmes, du Sahara aux forêts équatoriales, de l’ouest africain : Dix années (1975) dans le Nord de la Côte d’Ivoire où il étudiera, entre autres, la vie sociale des lions dans l’immense Parc de la Comoé.

Puis ses aventures l’emmèneront, de nouveau, vers le Sénégal où il exercera, durant six années, la fonction d’ornithologue en qualité de conseiller technique des Parcs nationaux, de l’UICN, création de la célèbre station biologique de M’Bour. Outre des études menées sur la biologie des Pélicans blancs et sur le suivi de l’avifaune migratrice, il obtiendra ses « lettres de noblesse » en découvrant une nouvelle espèce d’oiseau pour le monde, une Tourterelle aux confins du pays Bassari.

L’aventure ne s’arrête pas là puisque le sahel l’appelle une nouvelle fois du côté du Burkina Faso en qualité de coordinateur régional d’un programme de recherche sur les aires protégées. Eléphants et Cigognes noires constitueront alors ses principaux sujets d’études. Au cours de ces trois dernières décennies son insatiable envie de découvrir de nouveaux horizons le conduira à parcourir près de 13 pays de l’ouest africain, mais aussi à publier une soixantaine d’articles scientifiques dans des revues internationales et encadrer près d’une centaine d’étudiants du sud et du nord. En 2005, retour à la case départ, destination le Loiret avec ses méandres de Loire et ses forêts de plaine. Il y développera, jusqu’à aujourd’hui, des études sur l’avifaune, le Balbuzard pêcheur en particulier dont il est devenu l’un des meilleurs connaisseurs, mais aussi sur les Cigognes, les Aigles bottés, le Lynx, le Circaète ou le Milan royal. Dans ce cadre, le suivi de ces espèces prestigieuses par localisation satellitaire deviendra vite sa nouvelle occupation scientifique ainsi que la photographie animalière, trop souvent délaissée par manque de temps.

En 1990, il quitte les mangroves et les grands sables pour de nouvelles aventures, plus humides cette fois-ci, en s’installant durant sept ans dans le Centre du Cameroun. Coordinateur d’une importante équipe pluridisciplinaire de chercheurs européens il découvrira le monde fascinant des Pygmées Bedzan. Son investissement personnel auprès de ces peuples de l’envoutante forêt équatoriale l’amènera à être, fait rarissime, intronisé « Prince de guerre et ambassadeur coutumier » au cœur du pays Tikar et, ultérieurement, congratulé par le Président de la République. Premières rencontres avec les

Très investi dans la protection de la biodiversité François BAILLON a maintenant troqué son sac à dos contre le stylo. Il a fait l’objet, depuis 2010, de nombreux reportages sur France3 ainsi qu’un documentaire sur ARTE et est correspondant de presse pour le Journal de Gien et le quotidien la République Du Centre, spécialisé dans les articles Nature. (Environ 130 articles). Chaque été, François collabore en qualité de conférencier avec les Passeurs de Loire de Sigloy (45). Au-delà des expositions photographiques, maintenant très connues dans la région, un nouveau défi se profile déjà à l’horizon. Le monde de l’Edition, tout aussi redoutable que celui de la faune sauvage, sera son prochain challenge. Sept romans, au contenu secret, sont écrits mais encore à la recherche d’un éditeur. A n’en pas douter, des centaines de souvenirs, inédits, encore enfouis au fond des malles, ne demandent qu’à voir le jour. Suivez-le. Cet éternel pèlerin vous emmènera sans doute au gré de ses envies, poussé par le souffle de l’aventure, vers le cœur des forêts envoutantes ou des savanes torrides. Journal Libération.

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  • 45110 Sigloy